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    Ce matin

     

    Ce matin

     

     

    Ce matin

     

    Je me suis levée ce matin le soleil était là mais pas toi...

    Alors, pieds nus, en chemise légère je suis partie à ta recherche! le sol, doux sous mes pas, ne faisait aucun bruit. La brise qui passait semblait me caresser et fermant les yeux, je me prenais à croire que ce fut toi... La chaleur de ton corps me revint ,son effluve puissante s'infiltrant tout en moi, me soulevait de terre  comme plume au vent!

    Cercle mystérieux, que ces mains qui embrasent la chair frémissante, d'où l'on voudrait ne jamais se détacher. Qui doucement, avec lenteur, la main effleurant le genou, l'ombre du  visage, vertiges insensés qui arrêtent le temps...

    Prisonniers de nos jeux, profondeur du regard où tu aimais te perdre, nous éclations de rire, à chacun de nos geste. La courbe de mes hanches devenait ton refuge et je me laissais bercé par la vague  mouvante de ton souffle pressant.

    Chaleur et volupté comme l' aube nouvelle qui promet à nos voeux, le meilleur à venir... Qu'il est bon, qu'il est tendre celui auquel on croit... Poursuivre sans fléchir le rêve qui nous tient... là...

     

    Ce matin

     

    Ce matin

    J'ai croisé une abeille bourdonnante de joie, butinant sans répit les pistils offerts de gerbes inconnues! Près de mon oreille, un instant elle se tint, puis paisiblement continua son labeur! Je marchais sans faillir ne me laissant distraire par aucun de ces bruits éveillant la conscience!.. Pourtant je les sentais, se collant sur ma peau, sans-gêne, goguenards!

     

    Les minutes s'égrainent... S'engrangent les images, odeurs et souvenirs où s'entremêle encore le manque de l'amant... Ne pas se réveiller! Demeurer au sommeil comme mort au tombeau. Mes pas deviennent lourds et mes paupières closes lentement se décillent...

    Vais-je désespérer de devoir m'éveiller... L'opacité puis la lumière... Et puis... Toi... tu est là.

     

    Ce matin

    Bonsoir  mes ami(e)s ! Comme je suis heureuse de Vous retrouver !

    Je vais m'empresser de déposer mes mots sur vos blogs en espérant 

    que Vous ne me tiendrez pas rigueur si je me sers de "copier coller"...

    Mais c'est promis après je reprendrais ma plume pour chacun d'entre Vous!

    Bon Week-End et bonnes vacances pour ceux qui sont partis!!!

    Et à TOUS, de gros bisous!

    Anne-Eymeraude

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  • SI

     

     

    Si...
    Regarder le ciel gris et n’y voir que l’azur
    Si croire en l’avenir à l’estampe trop floue
    Et qu’au coin d’une rue l’homme lié au trottoir
    Me regarde et sourit du fond de sa détresse
    Sans que mes yeux humides de lui ne se détournent,
    Que nos ombres contraires pourtant se reconnaissent
    En un élan si fort que rien ne peut tarir
    Cette nouvelle source au coin de nos sourires


    Si…
    Mes jours comme les tiens s’auréolent d’un rien
    Que nos gestes hésitants se tissent de nos voix
    Que dans le soir tombant comme à l’aube naissant
    Mon souvenir de toi perdure en son silence
    Malgré l’espace vaste qui souvent nous sépare
    Pour mieux nous retrouver au fond de nos regards
    Qui se croisent et se fondent en un rayon si doux
    Que mon âme frissonne occultant ton départ
    Si le temps s’interrompt ne laissant que langueur
    Si mon corps impatient dans l’ombre s’assoupit
    Mais que sans amertume s’écoule mon envie.


    Je rêve…
    Les jours deviennent mois et les heures s’étirent
    Jusque à l’instant joyeux qu’est l’éclat de ton rire !
    Alors… oui… si tout cela existe…

    C'est sans doute que je t’aime.

     

    Anne.

     

     

     

     

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    Histoire de...

     

    Histoire de...

    Charlotte assise près de la porte entrouverte, sur la rue silencieuse, baignée d'un soleil de plomb. Son regard erre, filtre le fil continu d'une histoire qui ne semble pas être la sienne mais qui pourtant la remplie de chagrin, une méconnaissance  qu'impose le rejet. Des images défilent, des sons résonnent pourtant inaudibles... Est-ce cela une vie?.


    Hier, le temps semblait ne devoir jamais s'arrêter, léger et amoureux, Philippe lui murmurait serments et sourires... Lui mentait-il... Ou bien n'était-il lui-même que le dupe d'un songe, de ces moments que l'être appelle de ses voeux puis lentement se retranche derrière ses peurs. Il se voulait d'une façon sans faille, droit sur ses pieds, offrant une image aux autres, brodée de valeurs presque incongrues parce que trop lisses... Ne savait-il pas être autre que mannequin de chair, de sang... Qui parlait... Oh! Comme il parlait, savant emphatique drapé de conviction...


    L'homme se vante de faire le bien et seulement le bien mais qu'en est-il dans la réalité...
    Charlotte entend la mer...Souvenirs aux parfums d'embruns. Elle entend le bruit incessant des vagues qui s'entrechoquent sur les galets brillants. La mousse crisse d'une sourde plainte, tempo d' empreintes fuyantes sous le vent.


    Les mots, ses mots à lui se bousculent, inondent son esprit. Quelle est cette incompréhension, qui heurte, lamine ce qui fût. Volte-face incongru de la voix qui quelques minutes auparavant exprimait avec douceur "Tu es mon trésor... Tu es gentille"...

     

    La porte est encore entrouverte sur la rue baignée d'une soirée qui sera douce. Dans le ciel, un nuage, la traînée de l' avion qui part loin, loin s'estompe lentement... Charlotte ferme les yeux, un bref instant...

    Une larme a glissé.

     

     

    Extrait d'un chapitre de mon livre.

     

    Histoire de...

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