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    Une journée.


    A demi allongée dans l'herbe haute, mon regard se perd vers la ligne d'horizon, que forment le ciel azuré et le vert tendre d'un vaste champ. Il s'étend face à moi, herbage dont les divers sillons, creusés dans la terre, semblent se rejoindre vers l'infini. Je me surprends alors à penser à ce tableau de Van Gogh que j'admire tant," Le champs aux corbeaux" peint par ce génie dans la région d' Auvers- sur-Oise .
    Autour de moi, la campagne, rien que du vert, du vert comme j'aime. Celui des feuilles de l'arbre qui nous offre l' hospitalité d'une ombre bienfaisante. Je les entends murmurer, ramures se balançant sous le souffle d'un vent. Tant de couleurs en ce jour que j'en ai le tournis ! La nature est un spectacle extraordinaire qui se renouvelle sans faillir! Sa palette de couleurs magistrale que seul un créateur céleste et prodigue a pu créer, ne peut que nous émerveiller. "la beauté est dans le regard de celui qui voit"… En ce jour de fin de mai, j'ai le bonheur de voir, de sentir les parfums, les odeurs les sons, les murmures de ce fantastique récital végétal, d'un univers sans qui nous ne saurions exister.
    A mes côtés une voix me parle. Elle me fait sourire, me fait rire comme ce champagne qui coule dans ma gorge et me pique le nez.... serait- ce cela le bonheur?... Un instant d'éternité, écrit dans le livre de la vie, avec pour symphonie, le coucou qui au loin répète sans se lasser sa prière printanière..

     A.C.

     

    VINCENT VANGOGH.

    LE CHAMP AUX CORBEAUX

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    GUSTAV KLIMT 

     

    Baisse un peu la lumière
    Et viens là près de moi
    Que passent les regrets
    Nos colères nos émois
    Parle-moi doucement
    Comme tu sais le faire
    Lèvres douces légères
    Qui caressent mon cou.
    Baisse un peu la lumière
    Mon ange trop jaloux
    Efface de ton coeur
    Ces années de rancoeur
    Repose sur mon sein
    L'âme réconfortée
    Mon enfant mon amant
    Mon ami qui sans fin
    Murmure je t'aime
    Tellement.
    Baisse un peu la lumière
    Et viens t'en contre moi
    Parler de ton désir
    Tes mains seront caresses
    Ivres d'une tendresse
    Qu'une bouche assoiffée
    Ne saurait étancher
    Baisse un peu la lumière
    Et ne faisant plus qu'un
    Nous dormirons enfin
    Dans une nuit satin
    Dis baisse un peu la lumière.

     

    Anne Caron.

     

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    ♥

     

    Êpitre à l'aimé.

     

    Irène fût prise d'un soudain malaise...

    Allongée, la figure dissimulée sous ses mains, des larmes brillantes comme des perles glissaient lentement avant de se perdre dans sa chevelure.

    "Bonjour toi. Je vais bien, enfin je fais de mon mieux... Tu souris! Ah cela te vas bien, à toi de sourire... Que j'aime ton sourire... Je l'aimais tant ton sourire, que je l'ai mis là, bien au chaud au fond de ma mémoire. Lorsque le besoin de pleurer me torture... Je me le repasse, il me réconforte il me suffit de fermer les paupières !. Je revois ce sourire, et ton rire grand, comme toi, fort comme les éléments de la terre, les nuages dans un ciel d'été, tu sais le soir, quand la journée est bonne, qu'elle est belle et clémente, Lorsque l'air est chaud, chaud comme tes bras qui m'enlacent, me serrent, me serrent tellement fort que j'en perds la respiration. je lève mon regard vers toi... me noie dans le tien et la paix m'envahit, plus rien autour de nous n'existe !. Oui ton rire, tes lèvres, ton visage d'homme, buriné et beau, si beau.

    Rien ni le temps qui passe, ni d'autres sourires ne sauraient effacer le tien. Et puis tes yeux, sombre comme le nuit, mais si doux lorsqu'ils se posent sur moi, j'en frissonne encore... Tu me tends les mains, je ne parviens pas à les rejoindre...

    Les cieux s'assombrissent et j'ai soudain froid... Ce n'est pas parce que l'on décide de ne pas vivre avec l'autre qu'on l'en aime moins... L'existence n'a rien de facile à moins que ce ne soit nous qui nous la compliquions... La plante que tu m'avais offerte, a perdu son ultime feuillage il y a quelques jours... J'ai su alors.

     

    9 avril 2017

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