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    Pris sur Internet

    Irène

     

    Irène.


    C'était un de ces jours, sale, gris. Un de ces jours qui rendait triste et Irène détestait ces journées.
    Elle n'aimait pas être triste.
    Si elle avait pu, sa tête aurait retrouvé avec délice l'oreiller moelleux et son corps se serait perdu sous la couette... Elle esquissa un sourire avant de porter à ses lèvres le café brûlant.
    Oui pas le temps de se prélasser.


    Le téléphone tinta soudain, machinalement, elle prit le combiné... Allo?...
    Au bout du fil, une intonation, une voix, qui soudain réveilla en elle un souvenir qu'elle pensait bien enfoui.
    Édouard!. Cet homme qu'elle avait décidé de quitter comme ça d'un seul coup était en train de lui parler comme s'ils s'étaient quittés hier! Improbable! Avec lui?... Non, avec lui tout était presque possible, le bon comme le moins bon.
    Pendant qu'il continuait de discourir, Irène se remémorait leur séparation.

    Ils revenaient d'un magasin, il pianotait sur son Iphone... Oh! le matin, le soir et le midi, enfin une grande partie de la journée était compartimentée.
    Le portable, les copains de sa ville avec qui il aurait pu vivre, si cela s'était avéré possible, la sieste, le verre à la main et ses émissions qui bien qu'intéressantes devenaient insupportables à tourner en boucle. D'ailleurs depuis leur rupture il lui était impossible de regarder certains films.

    Elle, Irène suivait le mouvement. Elle l'aimait. Le vilain mot est lâché. Elle l'aimait et ne savait pas trop pourquoi... Parce qu'il était gentil, oui c'est vrai. Édouard était rieur, charmeur, frimeur et cela ne le gênait nullement lorsque le taquinant elle le lui disait, le lui reprochait gentiment...
    Lorsqu'une femme se demande si ses sentiments sont partagés, qu'elle ne comprend pas toujours ces faux-semblants, ces fausses amitiés... Le paraître.
    Voilà elle avait trouvé, cet homme évoluait continuellement ou presque dans l'apparence. Une représentation qui colle à la peau d'acteurs, divers et variés, enfin d'êtres qui persuadent l'assistance et sont persuadés que la terre ne tournerait pas si bien sans leurs exhibitions!


    Le bourdonnement persistant continu à déverser son lot de séduction dans le téléphone... Irène semble sortir d'une sorte de léthargie.
    Ses pensées volent vers d'autres rivages, d'autres mortels qui s'insurgent, tournent en orbite autour de sa personne. Leurs paroles se veulent aimables, ou bien revêches, leur jugement à l'emporte-pièce, sans fondement sur l'apparence... Encore elle!
    Et la famille qui s'invite... Il est vrai que l'on ne la choisit pas...

    Irène décide de faire quelques pas, revient vers son interlocuteur... Il dit qu'il a quitté sa maîtresse vénale et insupportable.
    -Il s'est souvenu de moi... Oui c'est quelqu'un qui lui a parlé de moi, de ma gentillesse... De ma naïveté plutôt.
    Le tableau qui s'érige dans son esprit la fait suffoquer. Elle se contraint à reprendre un souffle régulier.
    Trop c'est trop. Fini de dire oui, de faire semblant de ne rien ressentir, alors que la peur de souffrir encore est là, tapie au fond de la poitrine. Terminé! C'est terminé!
    Lentement d'un geste doux, Irène reposa le combiné sur son socle. Le déclic du surprendre l'interlocuteur mais elle n'en avait cure. Sur sa joue, une larme traçait son infime sillon... Elle quitta la pièce.

     A.C.

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  • Il fait froid, il fait nuit

    Il réchauffe ses doigts

    Son visage rougi

    Reflète  l'étincelle

    D'un feu surnaturel.

     

    La nuit revient enfin

    Apportant le sommeil

    A celui qui en vain

    Ne sait plus et qui veille

    En attendant demain!

     

    Je m'endors dans tes bras

    Toi qui est loin de moi

    Tricherie ou combat

    Vraiment je ne sais pas

     

    L'absence se fait peine

    Pour qui espère en vain

    Et l'âme se déchaine

    Haïssant le destin

     

    Qui forcené sans peur

    Accumule les leurres

    Faisant de nos douleurs

    Des matins sans couleur

     

    Il fait froid c'est la nuit

    La rue là sous mes pas

    Répond à mon ennui

    Son écho sans éclat

    A peine un léger bruit

     

    Il réchauffe ses doigts

    Je m'endors dans tes bras 

    L'angoisse s'évanouit

    Vers l'aube je m'enfuis

     

    Lorsque enfin tu me suis.

    A.C.

      

     

     

     

     

     

     

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  • Farandole Saint-Valentein♥

    J'ai remis ces mots, ne pouvant écrire comme je voudrais en ce moment... Ils est des mots dont la résonance perdure à travers le temps  ♥

    Farandole Saint-Valentin♥

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    Farandole Saint-Valentein♥

    Camille Claudel

     

    Farandole Saint-Valentin♥

     

     

    Farandole Saint-Valentein♥

     

    Dans quelques jours la Saint-Valentin... Je suis souffrante... Je vais devenir silencieuse, déposant seulement quelques mots sur vos blogs afin de vous la souhaiter cette fête, que je veux symbole de l'amitié, d amour, et de partage .. Oui en un bouquet de mots jetés pêle -mêle sur ma page, je vais vous raconter une histoire. Sera-t-elle triste, ou gaie, je n'en sais rien... Je sais seulement qu'elle bouillonne à l'intérieur de mon esprit cherchant le chemin le plus court afin de vous rejoindre!

     

    Vous offrir une nouvelle... Un fantasme peut-être et que personne ne vienne me dire que cela respire le vécu!... Sourire!

    J'aime à parler de tendresse, j'aime à disséquer sans jamais me démunir d'une certaine lucidité mais ce qui prime sur tout...Est ce verbe que je conjugue sans jamais me lasser, qui sera toujours la ligne de mire de ma modeste existence... Le verbe AIMER...

    Alors... Je commence... mais où cela va-t-il me mener... Je mets en scène mes protagonistes. Ils sont deux. Lui, je lui donnerai le surnom de Don Quichotte, pourquoi?... J'aime bien ce personnage qui dans une chanson de Monsieur Brel rêve d'aimer même bien même mal. Jusqu'à atteindre inaccessible étoile!

     

    Elle, je l'imagine blonde, grande. Allez je l'appelle Maryska, ça fait un peu pays de l'Est, elles sont belles les filles de l'Est...

    Bon Maintenant que vais-je faire d'eux... Oui je veux qu'ils s'aiment et ils vont devenir amants mais ce sera la conclusion... Avant oui avant que c'était-il donc passé... Pourquoi ces deux personnages qui apparemment sans aucun point commun qui n'habitent pas la même région, (Je ne l'avais pas mentionné?... voilà qui est fait... ) Oui comment le Destin amènera Maryska et Don Quichotte à se rencontrer...

    Toujours est-il que cela se produit... Ils me font face... Eux ne me voient pas, bien sur, mais je les sens, les respire... Ils m'appartiennent à moi la petite auteure à quatre sous... Je vais essayer de leur donner vie, ne serait-ce que pour un moment!

     

    Le hasard n'existe pas alors Don Quichotte et maryska Se rencontrent dans un coin de notre sphère.

     

    Il fait beau. Elle est venue rendre visite à la famille et se promène en attendant l'heure de prendre le bus qui la conduira jusqu'à sa destination. Les vitrines rengorgent de jolies choses, des choses qu'une femme aime. Là une robe bleue se dresse sur le mannequin au sourire figé. Elle s'applique à ce que son reflet se calque sur le modèle convoité et surprise se trouve ravissante! ( Vous n'avez jamais essayé? Moi si et ça marche! )...

     

    Bon blablabla... Et Lui sortant de sa voiture, le voici à quelques mètres de la belle absorbée par sa propre image... Il trouve étrange cette attitude, dévisage sans gêne la silhouette féminine, lui trouve un charme certain... Une pulsion (car les messieurs en ont) et voici mon DonQuichotte Près de Maryska... Quelques mots, un regard oui surtout le regard et les voici devisant simplement. C'est simple comme bonjour... Comme un sourire dont l'inconnu vous gratifie, que vous croisez, Que vous ne reverrez jamais mais qui l'espace d'un instant vous fait chaud... là... au cœur!

     

    Mais je veux beaucoup plus pour mes futurs amants! …

     

    Alors DonQuichotte et maryska, sans faire de chichi se décident à partager un café au bistro «Le Bureau» situé pas loin d'où ils se trouvent . Il fait bon dans ce Pub, l'odeur du café grillé, quelques clients silencieux, une musique d'ambiance... L'endroit rêvé pour la conception d'un couple...

     

    Ils se promettent de se revoir... Quand? … Demain! Oui demain car elle ne reste que trois jours et se doit à sa famille, enfin vous comprenez!

    Pas de problème opine DonQuichotte, c'est cela demain vers onze heures nous irons au restaurant!

    Et voilà... Des heures d'une vie s’égrainent, le temps poursuit sa route se moquant des sentiments, des envies de l'être. Le soir vient, la nuit ensuite prend sa place avant que l'aube éclaire à nouveau notre toile vivante... Comme tout semble limpide... Serait-ce nous qui constamment compliquons le déroulement des événements...

     

    Le déjeuner est agréable... Ils parlent, Ils se parlent vite comme si il y avait urgence à se dévoiler à l'autre... Le désir plane autour d'eux, tentation ludique de l'humain qui depuis la nuit des temps cherche ce qui lui manque, mais sait-il vraiment le nom à donner à cette carence qui le hante et dont il ne déparera jamais tout à fait...

     

    Tic Tac Tic Tac... Il faut bien changer le décor et donc suivant le fil de mon esprit, je les fais prendre le chemin d'un hôtel! Oh! Je n'ai pas dit qu'ils allaient se vautrer au fond de la luxure! Comme vous y allez!

    Non , seulement un lieu où se cacher afin de continuer le discours de leurs aveux balbutiés… S'exprimer avec difficulté encore parce que étrangers et malgré tout si proches. Curieuse situation que la leur.

     

    J'épie leur moindre geste... Les yeux de l'un qui plongent au plus profond de ceux de l'autre, comme y trouver sa réponse. C'est beau. Le doigts se croisent, se décroisent se cherchent sans fin... Ils font l'amour sans que leur corps se touchent sans un frôlement, à peine un souffle.

     

    Alors je décide d'arrêter là mes mots... la discrétion altère parfois mes élans naturels Je voudrais que mes amoureux, car il faut qu'ils le soient, sinon cette fiction n'aurait aucun sens, je souhaite dis-je que mes amants trouvent en eux assez d'espoir et de certitude afin de poursuivre l'aventure. Ne trouvez-vous pas que ce serait une presque belle fin !

     

    Je Vous souhaite le meilleur mes ami(e)s.

     

    Anne, Eymeraude

     

    Farandole Saint-Valentein♥

     

    Farandole Saint-Valentein♥

     

     

     

     

     

     

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  • MEDITATION

     

    MEDITATION

    MEDITATION

     

    Souvent l'envie impérieuse de noircir la page taraude... S'empare alors en nous, comme une sourde voix qui parle, et murmure ces mots "écris" mais "écris donc".

    Troublée par cette inclinaison ne sachant pas où cela pourrait mener, résister à la tentation. Parler de soi et par où commencer, décrire une vie que l'on voudrait sienne ou simplement la réinventer.

    Les larmes coulent salvatrices. elles refont le chemin de la souffrance savamment dissimulée, que seuls les souvenirs font remonter à la surface.

    La plume ou le clavier alors deviennent complices silencieux, déversent à l'infini, une seconde, une fraction de seconde qui fait renaître. 

    une fraction de seconde où tout devient possible !.

    Le temps passe, les jours se déchirent sous la colère d'un volcan jamais assoupi.

    L'être désarmé face à l'inexorable évidence de son éternité tronquée, laisse alors couler son âme...

    Elle glisse sur la feuille, s'y repose un instant puis d'un battement de coeur dépose sa pensée.

    A.C.

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  • CHANDELEUR

     

    CHANDELEUR

     

    Ô toi qui vas sans fin

    Vers des jours sans demain

    Veux-tu bien t'arrêter

    Et venir me parler

    Si tu veux bien m'apprendre

    A déchiffrer ton coeur

    Je saurai partager

    Ce soir de Chandeleur

    Bien plus qu'une coutume

    A toi qui dort sans peur

    A l'ombre du bitume.

     

    Dans ces nuitées gelées

    Dis-moi comment fais-tu

    Afin de réchauffer

    Ton pauvre corps repu

    De ce mauvais alcool

    Qui permet de tenir 

    Contre l'adversité

    Sans trop anéantir

     

    c'est à toi que je pense

    Près de la cheminée

    Où le parfum des crêpes

    Se mélange au fumet

    De bûches rubescentes

    Des lueurs enflammées.

     

    Le silence se fait

    Nos regards un instant

    Se sont croisés parlés

    Sans mot sans un sourire

    A éclairé ta mine

    Avant de retourner 

    Vers la toile immobile

    Que ton âme affligée

    De te savoir tout seul

    Dans cette obscurité

    Froide comme un linceul

    A fait vivre ce soir.

     

    A.C.

     

    CHANDELEUR

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